iGii lève 22,7 M£ pour industrialiser son nanomatériau carboné, moitié sans dilution
L'entreprise de Stirling associe une série B de 11,7 M£ menée par la Scottish National Investment Bank à une subvention de 11 M£ de Scottish Enterprise
iGii, société de matériaux avancés établie à Stirling et anciennement connue sous le nom d'Integrated Graphene, a annoncé le 16 septembre 2026 avoir réuni 22,7 millions de livres, soit environ 26,5 millions d'euros. Dirigée par Jean-Christophe Granier, son directeur général, elle fabrique des électrodes destinées au diagnostic humain et aux marchés de l'énergie.
Le montage comporte deux moitiés. Une série B de 11,7 millions de livres a été menée par la Scottish National Investment Bank, avec la participation de PXN Ventures et d'Archangels. S'y ajoute une subvention de 11 millions de livres accordée par Scottish Enterprise. Environ la moitié des fonds est donc non dilutive. L'opération succède à un tour de 8,8 millions de livres réalisé en juin 2024, où la Scottish National Investment Bank avait apporté 4 millions et Archangels avec Par Equity 4,8 millions.
La technologie s'appelle Gii, un nanomatériau carboné poreux tridimensionnel que l'entreprise fait croître à température ambiante et qu'elle dit pouvoir porter à des volumes industriels. Les applications visées et citées sont la détection multi-analytes, les microchauffages et les électrodes de batterie imprimées souples. La croissance à température ambiante est ici le détail commercialement décisif, car c'est ce qui sépare un matériau carboné de laboratoire d'un matériau qu'un sous-traitant peut mettre en ligne de production.
Les fonds serviront à la commercialisation et à l'adoption industrielle, à l'élargissement du portefeuille d'applications et à la montée en capacité de fabrication pour approvisionner de grands industriels. L'effectif est de 55 personnes et l'entreprise en attend environ 70 d'ici la fin de l'année. « Chaque révolution industrielle a été rendue possible par une percée dans les matériaux, et ce financement permet à iGii de contribuer à la prochaine », a déclaré Jean-Christophe Granier. Adrian Gillespie, directeur général de Scottish Enterprise, a qualifié cette technologie d'« alternative enthousiasmante, durable et industrialisable à des matières premières sous contrainte, qui contribuera à renforcer la résilience des chaînes d'approvisionnement mondiales ».
Pourquoi cela compte pour les fondateurs AgTech : deux enseignements méritent d'être retenus. Le premier tient à la structure du capital. Une société de matériaux au long chemin vers le volume a levé la moitié de ses fonds sans céder de titres, auprès d'une agence publique, et la partie en capital a été menée par une banque publique d'investissement plutôt que par un fonds généraliste. Les fondateurs AgTech européens au profil comparable, c'est-à-dire du matériel lent à développer, de vrais investissements industriels et un premier marché dispersé, sous-utilisent généralement cette voie et s'en remettent trop aux tours de capital-risque, qui valorisent mal ce type de risque. Le second tient au choix des applications. iGii ne vend pas un nanomatériau, elle vend des électrodes sur deux marchés nommément désignés. Le diagnostic agricole se trouve à un pas de cette même liste, car des électrodes multi-analytes imprimées et bon marché constituent le verrou des analyses de sol, de lait et de pathogènes réalisées directement au champ, et personne ne les a encore produites à un prix agricole. Si vous construisez une plateforme comportant cinq verticales plausibles, la leçon est d'en nommer deux et de faire attendre les autres.
iGii lève 22,7 M£ pour industrialiser son nanomatériau carboné, moitié sans dilution
L'entreprise de Stirling associe une série B de 11,7 M£ menée par la Scottish National Investment Bank à une subvention de 11 M£ de Scottish Enterprise, un montage à étudier par tout fondateur européen de hard tech.
iGii, société de matériaux avancés établie à Stirling et anciennement connue sous le nom d'Integrated Graphene, a annoncé le 16 septembre 2026 avoir réuni 22,7 millions de livres, soit environ 26,5 millions d'euros. Dirigée par Jean-Christophe Granier, son directeur général, elle fabrique des électrodes destinées au diagnostic humain et aux marchés de l'énergie.
Le montage comporte deux moitiés. Une série B de 11,7 millions de livres a été menée par la Scottish National Investment Bank, avec la participation de PXN Ventures et d'Archangels. S'y ajoute une subvention de 11 millions de livres accordée par Scottish Enterprise. Environ la moitié des fonds est donc non dilutive. L'opération succède à un tour de 8,8 millions de livres réalisé en juin 2024, où la Scottish National Investment Bank avait apporté 4 millions et Archangels avec Par Equity 4,8 millions.
La technologie s'appelle Gii, un nanomatériau carboné poreux tridimensionnel que l'entreprise fait croître à température ambiante et qu'elle dit pouvoir porter à des volumes industriels. Les applications visées et citées sont la détection multi-analytes, les microchauffages et les électrodes de batterie imprimées souples. La croissance à température ambiante est ici le détail commercialement décisif, car c'est ce qui sépare un matériau carboné de laboratoire d'un matériau qu'un sous-traitant peut mettre en ligne de production.
Les fonds serviront à la commercialisation et à l'adoption industrielle, à l'élargissement du portefeuille d'applications et à la montée en capacité de fabrication pour approvisionner de grands industriels. L'effectif est de 55 personnes et l'entreprise en attend environ 70 d'ici la fin de l'année. « Chaque révolution industrielle a été rendue possible par une percée dans les matériaux, et ce financement permet à iGii de contribuer à la prochaine », a déclaré Jean-Christophe Granier. Adrian Gillespie, directeur général de Scottish Enterprise, a qualifié cette technologie d'« alternative enthousiasmante, durable et industrialisable à des matières premières sous contrainte, qui contribuera à renforcer la résilience des chaînes d'approvisionnement mondiales ».
Pourquoi cela compte pour les fondateurs AgTech : deux enseignements méritent d'être retenus. Le premier tient à la structure du capital. Une société de matériaux au long chemin vers le volume a levé la moitié de ses fonds sans céder de titres, auprès d'une agence publique, et la partie en capital a été menée par une banque publique d'investissement plutôt que par un fonds généraliste. Les fondateurs AgTech européens au profil comparable, c'est-à-dire du matériel lent à développer, de vrais investissements industriels et un premier marché dispersé, sous-utilisent généralement cette voie et s'en remettent trop aux tours de capital-risque, qui valorisent mal ce type de risque. Le second tient au choix des applications. iGii ne vend pas un nanomatériau, elle vend des électrodes sur deux marchés nommément désignés. Le diagnostic agricole se trouve à un pas de cette même liste, car des électrodes multi-analytes imprimées et bon marché constituent le verrou des analyses de sol, de lait et de pathogènes réalisées directement au champ, et personne ne les a encore produites à un prix agricole. Si vous construisez une plateforme comportant cinq verticales plausibles, la leçon est d'en nommer deux et de faire attendre les autres.